COMMENT AMÉLIORER L’OFFRE ET LA DEMANDE DE PREP ?

Les données récentes publiées en 2025 par EPI-PHARE montrent que l’utilisation de la PrEP a fortement progressé depuis son introduction, mais que la dynamique de nouvelles initiations tend désormais à se stabiliser. Si cet outil de prévention s’est largement diffusé, il reste encore insuffisamment accessible à l’ensemble des populations exposées au VIH.

Le public de la PrEP est aujourd’hui très majoritairement masculin (environ 94 %), avec une présence encore limitée des femmes. Les personnes en situation de précarité restent également sous-représentées : environ 11 % des utilisateurs bénéficient de la Complémentaire santé solidaire et moins de 1 % de l’Aide médicale d’État.

La PrEP constitue pourtant un levier majeur pour réduire les nouvelles infections. Si le préservatif demeure un outil central de prévention, son usage reste limité et dépend de nombreux facteurs (négociation avec le partenaire, confort, perception du risque). Diversifier les outils de prévention permet ainsi de mieux répondre aux besoins et aux réalités des personnes.

Pour Paris sans sida, la promotion de la PrEP doit donc être élargie aux femmes et aux personnes migrantes, mais aussi s’inscrire dans une approche plus large de normalisation de la prévention du VIH. Débarrassée des représentations qui l’associent au « haut risque » ou à la « médicalisation de la sexualité », elle pourra plus facilement être proposée, demandée et choisie, dans l’esprit du principe selon lequel la meilleure prévention est celle que l’on choisit..